Strasbourg : grève au magasin Surcouf‎
Les salariés ne veulent pas signer un avenant à leur contrat de travail sur la rémunération
Depuis une semaine, plusieurs magasins Surcouf sont touchés par une grève de salariés refusant de signer un avenant à leur contrat de travail sur la rémunération et réclamant de meilleures conditions de départ de l’entreprise.
La grève avait débuté mercredi dernier à l’appel d’une intersyndicale qui demande de meilleures conditions de départ (indemnités, reclassement, formation) pour les 179 salariés qui n’ont pas voulu modifier leur mode de rémunération, à la suite du rachat de Surcouf par le groupe Hughes Mulliez l’an dernier.
La direction avait comptabilisé 75 grévistes, soit 14% des effectifs du groupe, et explique vouloir réajuster le système de rémunération avec pour objectif de sauvegarder l’emploi et de « répartir les salaires de manière plus équitable entre ses collaborateurs ». La CFTC annoncait plus d’une centaine de grévistes dans les deux magasins parisiens et à Strasbourg, et évalue entre 10 et 30% la perte de rémunération pour les salariés concernés par un avenant, soit environ 300 personnes.
Mulliez a racheté les enseignes Surcouf au groupe PPR au printemps dernier et possède aujourd’hui huit magasins à ce nom (cinq Surcouf historiques plus trois anciens Youg’s) qui emploient environ 700 salariés. Surcouf, société de distribution high tech présidée par Hughes Mulliez, a pour ambition de devenir « leader du marché français high-tech », grâce notamment à un alignement des prix en magasins et sur son site internet.



















